Sélectionner une page

Le moral des jeunes instits à la loupe

Motivés, les jeunes professeurs des écoles sont toutefois de plus en plus nombreux à penser que leur métier est dévalorisé.

Le moral des jeunes instits à la loupe

Près de neuf professeurs des écoles sur dix (88%) pensent que leur métier est dévalorisé. C’est l’un des enseignements d’un sondage réalisé pour la 4ème fois en 9 ans par l’institut CSA pour le SNUipp-FSU. En moins d’une décennie, cette proportion a augmenté de 29 points.

Malgré tout, seuls 16% des 1.150 professeurs des écoles de moins de 5 ans d’ancienneté interrogés souhaitent changer de métier dans les 15 ans qui viennent. Pour 48% des sondés, le souhait de devenir professeur des écoles remonte en effet à l’adolescence ou à l’enfance et 71% d’entre eux mettent en avant leur « forte attirance pour le métier, la vocation ».

Pour 69 % des enseignants débutants, la réussite de tous les élèves constitue toutefois un objectif impossible à atteindre. Principale raison à leurs yeux de l’échec scolaire : « les effectifs trop importants par classe », cités par 75% des sondés. En toute logique, ils sont 79% à affirmer qu’il faut mettre l’accent en priorité dans les années qui viennent sur la baisse du nombre d’élèves par classe.

Les jeunes professeurs des écoles ne sont donc pas convaincus par les réformes récentes ou en cours. Plus de la moitié d’entre eux (52%) estiment que la modification des rythmes scolaires due notamment à la suppression des cours le samedi matin va plutôt « dans le mauvais sens ». Plus des trois quarts (77%) pensent la même chose de l’introduction de nouveaux programmes en 2008. Enfin, tous ou presque (97%) sont d’accord pour condamner la réforme de la formation, avec la suppression de la 2e année d’IUFM et la nécessité de posséder un master.

E-books gratuits

160 e-books à télécharger gratuitment

Newsletter

Dernier Reportage

Chargement...