Tri des déchets, gestion de l’eau, économie d’énergie… protéger l’environnement et se sensibiliser au développement durable à l’école, c’est possible. Mais c’est encore mieux quand ce sont les élèves qui agissent directement au sein de leur école. C’est ce que favorise le programme Eco-Ecole, créé par la Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe (FEEE) et inauguré pour le première fois au Danemark en 1992. Il permet d’aider les établissements à mener leur projet et à trouver des ressources auprès des acteurs locaux. L’office français de la FEEE s’appuie sur près de 60 associations, fournit des outils (manuel Eco-Ecole) et intervient sur le terrain.

Elèves, enseignants, direction et personnels travaillent successivement sur six thèmes prioritaires : l’alimentation, la biodiversité, les déchets, l’eau, l’énergie et les solidarités. Pour obtenir le label, une méthodologie précise doit être respectée, de la création d’un comité de suivi, à l’élaboration d’un diagnostic, en passant par la définition d’un plan d’actions. Le jury évalue en fin d’année scolaire la mise en œuvre de ces sept étapes pour attribuer le label ou le renouveler. L’obtention du label est matérialisée par la remise d’un diplôme et d’un drapeau à hisser dans l’enceinte de l’établissement. Une fois labellisés, les participants rejoignent le réseau international Eco-Ecole, avec lequel ils peuvent échanger leurs expériences.

Généraliser l’EDD

Mais l’obtention du label n’est pas une finalité. Seulement 50% des établissements en font la demande. « Le label permet de récompenser le travail effectué durant toute l’année, note Romain Bouillon, responsable du programme. Mais l’important dans cette démarche est la conduite du projet et l’implication de tous. Les élèves doivent vraiment avoir un rôle moteur et agir directement sur leur lieu de vie. » L’amélioration progressive de la gestion environnementale du bâtiment scolaire et la mise en place des actions de solidarité font de l’école un véritable lieu d’expérimentation du développement durable. Aujourd’hui, plus de 32 000 établissements scolaires, répartis dans 50 pays participent au projet Eco-Ecole. Une contribution à la généralisation de l’éducation au développement durable que la FEEE promeut également à travers d’autres programmes comme le « Stockholm Junior Water Prize ».

 

Laura Houeix