En 2008, Xavier Darcos, alors ministre de l’Éducation, avait exprimé sa volonté de « reconquérir le mois de juin ». Luc Chatel, son successeur, a mis en place toute une série de dispositions l’an dernier : report d’une semaine des épreuves du baccalauréat, recul des dates des conseils de classe, surveillance des épreuves du bac par des non-enseignants, augmentation du nombre de centres d’examen, côtoiement des élèves avec ceux passant un examen dans les établissements où cela est possible…

Ces mesures semblent porter leurs fruits. Jean-Michel Blanquer, le directeur général de l’enseignement scolaire affirme ainsi que « 15 jours ont été reconquis pour la seconde, par rapport à 2008. Pour les collégiens, le mois de juin est reconquis pour l’essentiel ».

« Au lieu d’être libérés fin mai-début juin, les élèves de la voie générale le sont plutôt cette année autour du 11-12 juin », confirme Philippe Tournier. Le secrétaire général du SNPDEN-Unsa, premier syndicat de chefs d’établissement, précise toutefois que « les idées les plus absurdes, car pas réalisables, comme le côtoiement des élèves allant en cours et ceux passant un examen, ou la surveillance des examens par les non-enseignants, ont été abandonnées ».

Enfin, la reconquête n’est encore que partielle aux yeux de Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, pour qui « dix jours, c’est mieux que zéro, mais ce n’est pas 30 ! ».