Lancé fin janvier, l’« appel national pour l’école publique » et laïque a, selon le syndicat SE-Unsa, franchi cette semaine le cap des 200.000 signatures. D’après ses initiateurs, le texte, consultable à l’adresse www.appelpourlecolepublique.fr, avait en effet recueilli hier, mercredi, 136.970 signatures en ligne et 63.335 sur papier.

Par cette pétition, les six organisations du monde éducatif qui en ont eu l’idée (la fédération syndicale Unsa-Education et son syndicat SE-Unsa, la fédération des parents d’élèves FCPE, le syndicat lycéen UNL, le syndicat étudiant Unef et la fédération des délégués départementaux de l’Education nationale, désormais rejoints par une trentaine d’autres organisations) entendent contrer les « choix politiques » actuels qui « favorisent le privé ».

L’appel demande que soit accordée la priorité à l’Ecole publique et laïque, et dénonce « les aides publiques concédées aux établissements privés » qui, 50 ans après la loi Debré permettant le financement par les fonds publics des écoles privées sous contrat avec l’État, « n’ont jamais été aussi élevées ».

Le SE-Unsa affirme constater une « augmentation conséquente des signatures ces derniers jours ». Il y voit « une réaction au plan de destruction massive d’emplois à l’Éducation, découvert la semaine dernière ». La campagne doit s’achever le 19 juin prochain. A cette occasion, des « rassemblements militants » sont prévus dans toute la France et notamment place de la République, à Paris.