Six des huit fédérations de fonctionnaires – CGT, CFDT, Unsa, Solidaires, FSU et CFTC – appelaient à une journée de grève et de manifestations, ce jeudi, pour la défense du système de retraite. Dans l’enseignement privé, le Fep-CFDT (principal syndicat du secteur) se joignait également à la mobilisation.

Dans le primaire, le SNUipp-FSU annonçait dès hier qu’un tiers des enseignants participerait au mouvement, sur la base des préavis de grève déposés dans 37 départements représentant 45 % de la profession. L’Unsa prévoyait une fourchette de 30 % à 40 % de grévistes.

Les chiffres avancés par le ministère ce matin représentent « à peu près la moitié de ce qu’était le mouvement de grève du 20 mars dernier » et ne font état que de 15,9 % de grévistes dans le premier degré, 16,9 % dans les collèges, 6,94 % dans les lycées d’enseignement professionnel, et 8,02% dans les lycées d’enseignement général.

Dans le secondaire, l’enseignement supérieur et la recherche aussi, de larges intersyndicales avaient lancé un appel commun de mobilisation pour les salaires, l’emploi et les retraites. Les enseignants s’inquiètent en particulier des conséquences de l’allongement de la durée d’activité pour la retraite et de la réforme de la « mastérisation », qui prolonge les études et retarde l’âge d’entrée dans la profession.

Daniel Robin, co-secrétaire général du Snes-FSU, première organisation dans le secondaire, souligne ainsi que « les enseignants vont commencer à travailler jusqu’à 26-27 ans, ce qui veut dire une retraite à 67-68 ans dans les conditions actuelles et plus si la durée de cotisation est prolongée ».