La réforme scolaire du Québec, annoncée le 3 février dernier par la ministre de l’Éducation du Québec, Michelle Courchesne, rencontre de vives oppositions. Plusieurs universités de la région sont actuellement en grève contre les modifications prévues du calendrier scolaire. Les directeurs de certains établissements secondaires du public expriment également leur opposition. En effet, le nombre d’heures obligatoires dans les matières de base n’était, jusque-là, qu’indicatif. Le projet de loi imposerait un nombre d’heures dans les matières « fondamentales » : français, anglais, mathématiques et éducation physique. Des quotas annuels de 720 heures au total pour le primaire, et 648 heures au secondaire, seraient mis en place. Cette décision met en danger les établissements publics « à vocation », qui proposent des filières professionnalisantes comme sports-études. Ces écoles sacrifient environ 30% du temps prévu pour les matières obligatoires, au bénéfice de leurs spécialités. Elles craignent un exode massif vers le privé si la ministre persiste dans son projet, et appellent à une suspension urgente du plan de remaniement scolaire québécois.
Source : La Presse – 12 mars