La mise en place d’une application informatique recensant nominativement les collégiens ou lycéens en cours de déscolarisation a débuté dans les établissements du second degré. Baptisée « Suivi de l’orientation », elle rassemble diverses données : identité et coordonnées de l’élève et de son responsable légal, informations sur la scolarité, compte-rendu d’entretiens menés avec la personne responsable du suivi de l’élève…

Ces données seront conservées deux ans avant d’être détruites. Seul un nombre limité de personnes y aura accès : les chefs d’établissement et leur adjoint, les CPE, le conseiller d’orientation psychologue et les enseignants en charge des élèves, ainsi que les directeurs de CIO pour les élèves situés dans les établissements de leur bassin, après autorisation du chef d’établissement.

Pour le ministère, il s’agit de répertorier de façon précoce « les élèves susceptibles de décrocher », pour « les aider » et leur « permettre de suivre une scolarité réussie ». Chaque année, ils sont environ 150.000 à sortir du système éducatif sans diplôme. Mais, comme pour le fichier « Base élèves » dans le primaire, les opposants au dispositif craignent une possible transmission des informations.

Dans sa circulaire de rentrée, le Directeur général de l’enseignement scolaire écrivait en effet dans un passage concernant les « élèves en grande difficulté » : « en cas de danger présumé, après une réflexion partagée au sein de l’équipe éducative […] les informations préoccupantes sont transmises au Conseil général et, dans les situations les plus graves, au procureur de la République ».

Sources : AFP, le Monde, l’Express. Europe 1, e-orientation.com, Elle