En mars 2009, on recensait 3 179 psychoéducateurs et psychoéducatrices au Québec, où cette profession a vu le jour vers 1955. Catherine G. est un de ces experts, prioritairement actifs dans l’enseignement, les centres de réadaptation et les structures de santé :

« Je travaille comme psychoéducatrice depuis plusieurs années dans deux écoles secondaires [élèves de 12 à 17 ans en moyenne, ndlr]. Dans l’école, j’ai surtout un rôle conseil auprès des éducateurs spécialisés, des enseignants et de la direction. J’ai un rôle d’éducation, d’évaluation et de relation d’aide. Les élèves me sont référés par la direction et les autres intervenants de l’école. La clientèle adolescente est surtout composée d’élèves avec des difficultés d’adaptation ou de comportement, à risque suicidaire, présentant des symptômes dépressifs… Mes journées sont remplies, et surtout très variées ! »

On ne s’improvise pas psychoéducateur. La formation passe par une maîtrise spécifique en psychoéducation, qui n’est dispensée que par cinq universités. D’après le site de leur ordre professionnel, cette formation couvre des domaines aussi variés que « la psychologie, le développement cognitif, affectif et social des personnes, les théories de la personnalité et du comportement, l’évaluation psychosociale, la psychopathologie et les troubles de la conduite, les problèmes d’intégration et d’adaptation, la relation d’aide, l’observation clinique, l’évaluation des besoins, la planification des services, le bilan clinique, la conception, la planification et l’évaluation des programmes d’intervention, les méthodes de recherche, l’éthique professionnelle et les méthodes d’intervention propres à la psychoéducation. »

Ce n’est qu’à l’issue de la maîtrise et ses 810 heures de stages pratiques, sous réserve de la délivrance d’un permis d’exercer et du paiement d’une cotisation annuelle à l’Ordre, que l’on peut se réclamer du titre de psychoéducateur/psychoéducatrice (ou encore psychoeducator), abrégés en « ps.éd. » ou « Ps.Ed. ».