Depuis son accession à l’indépendance le 24 août 1991, l’Ukraine s’était efforcée de couper ses liens historiques avec la Russie, malgré une proportion importante de citoyens russophones. Mais l’accession au pouvoir d’un nouveau président, après le « souverainiste » Viktor Iouchtchenko, change désormais la donne. Le nouveau ministre ukrainien de l’Education et de la Recherche, Dmitri Tabatchnik, va notamment convoquer les directeurs des 500 écoles de la capitale, Kiev, pour discuter avec eux de l’application de la loi ukrainienne. Elle affirme le droit des parents de choisir la langue d’éducation de leurs enfants. En réalité, seuls six établissements secondaires dispensent des cours en russe dans la ville. Outre la capitale, pratiquement tout l’enseignement supérieur et secondaire du pays est aujourd’hui dispensé en ukrainien, bien que le russe soit la langue maternelle dominante dans plusieurs régions (Sud, Est, Crimée, centre…) Pour le gouvernement, il ne s’agit donc pas d’une « russification », mais d’un simple respect des droits. La maîtrise de l’ukrainien, langue officielle, restera obligatoire, comme c’était du reste déjà le cas du temps de l’URSS.


Source : Ria Novosti – 23 mars