Québec : la ministre de l’Education accusée de gaspillage

La ministre de l’Éducation du Québec, Michelle Courchesne, a lancé le 21 janvier dernier un appel d’offres visant à faire corriger l’épreuve nationale de français, en dernière année de secondaire, par le secteur privé. Ce choix contrarie les deux principaux syndicats des employés du gouvernement : le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), représentant quelque 58 000 personnes à eux deux. Ils demandent l’annulation de cette décision, qui devrait se traduire par un coût supplémentaire d’un million de dollars canadiens (quelque 725 000 euros) pour les contribuables sur les trois ans à venir. Le ministère québécois de l’Éducation, du Loisir et du Sport continuera à assurer la conception des examens, de leurs grilles de correction et trouvera des superviseurs pour les correcteurs privés. Jusque-là, 150 « employés occasionnels » (c’est-à-dire, travaillant moins de 90 jours ouvrables par an pour le ministère) se chargeaient de la tâche en interne. Les syndicats dénoncent la volonté affirmée du gouvernement de Jean Charest, premier ministre du Québec depuis 2003, de réduire les effectifs de la fonction publique, alors que celle-ci peut assurer le même travail que le privé à moindre coût (Charest s’étant aussi engagé à réduire les dépenses publiques et les impôts).

Source : La Presse – 2 mars

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