Le mouvement de mardi dans la fonction publique devrait toucher plus particulièrement écoles maternelles et élémentaires.

Selon les pronostics de Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, un peu plus de la moitié des enseignants de maternelle et du primaire devrait être en grève. Les revendications ? « Emploi, salaires, retraites, fiscalité plus juste : ces exigences communes aux salariés du public comme du privé sont présentes à tous les niveaux du système éducatif ». Le syndicat réclame également le gel dès cette année de la réduction du nombre d’enseignants et de la réforme de la formation.

La mobilisation devrait être particulièrement importante à Paris, dans les Pyrénées Atlantiques, dans l’Aisne et les Bouches-du-Rhône.

Les déclarations de grève qui ont servi de base à l’élaboration de ces estimations sont obligatoires depuis l’entrée en vigueur de la loi sur le service minimum d’accueil. Aux termes de cette loi, les communes doivent organiser un service d’accueil dès que plus d’un quart des enseignants d’une école se sont déclarés comme grévistes.

La journée de mardi est également une journée de mobilisation interprofessionnelle, même si le front syndical est loin d’être uni. Écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur et de recherche devraient être touchés. Outre l’Éducation nationale, des perturbations seront à prévoir à la SNCF, la RATP et dans différents services publics.

Sources : Le Figaro, AFP, Actualitte, Le Parisien, Libération, L’Express, Les Échos, Le Point, France 2