Deux jours après la présentation par Luc Chatel de son plan pour assurer le remplacement des professeurs absents, les réactions aux mesures annoncées restent majoritairement critiques.

Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, dénonce ainsi un ministre « pompier pyromane » qui « tente de juguler des problèmes qui sont d’abord le résultat de sa politique ». Le SE-Unsa qualifie la perspective de recourir à des étudiants ou à des retraités de « rustine cache-misère », et le SNUipp-FSU ajoute que « la réussite des élèves ne peut s’accommoder de bricolages aussi irresponsables ». Enfin, le Snalc-Csen regrette des « effets d’annonce sans lendemain ».

Les organisations lycéennes ne sont pas plus tendres. Pour l’UNL, le ministre a « raté une occasion de se taire », la FIDL estimant pour sa part que Luc Chatel « met en danger l’avenir de l’éducation ».

Côté parents, la Peep juge que les mesures vont « dans le bon sens », quand la FCPE se réjouit de voir l’ampleur du problème enfin reconnue. Sur le terrain, pourtant, la pression ne faiblit pas. La FCPE a réalisé un « kit de dépôt de plainte » comprenant la lettre type, le recours en indemnisation et la liste des pièces à joindre au dossier.

Plusieurs dizaines de demandes ont toutefois déjà été envoyées par des parents d’élèves du primaire en Seine-Saint-Denis qui réclament un euro d’indemnisation par journée d’absence non remplacée. A leurs yeux, les solutions proposées ne concernent que le second degré.

Sources : AFP, l’Express.fr, nouvelObs.com, le Monde, l’Humanité