Québec : un instit sur quatre veut changer de métier

Une étude récente a révélé qu’un instituteur québécois sur quatre pense quitter son métier dans les cinq ans. Nathalie Houlfort, professeure à l’École nationale d’administration publique (ENAP) de l’Université du Québec, a réalisé cette étude auprès de 2 400 enseignants québécois. D’après ses conclusions, un instituteur sur cinq travaillerait chaque jour dans un état de détresse psychologique, soit près du double du reste de la population active. Près de 60 % d’entre eux éprouveraient des symptômes d’épuisement professionnel au moins une fois par mois, et ils seraient 20 % à en faire l’expérience au moins une fois par semaine. En cause, la multiplication des élèves en difficulté dans des classes non adaptées pour eux, le mépris affiché de l’opinion publique vis-à-vis du corps enseignant, l’insouciance des autorités qui les ont récemment abandonnés avec une réforme de l’éducation bancale à gérer… L’épuisement professionnel coûterait chaque année une centaine de millions de dollars aux commissions scolaires locales. Pourtant, pour Pierre St-Germain, président de la Fédération autonome de l’enseignement (syndicat important qui accueille un tiers des enseignants), les solutions sont simples : « réduire le nombre d’élèves dans les classes, embaucher plus de professionnels pour épauler les enseignants avec les élèves en difficulté, redonner aux enseignants leur autonomie professionnelle, mettre définitivement la hache dans la réforme. »
Source : La Presse – 10 février

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