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Grandes écoles : cap sur l’étranger

Les grandes écoles se donnent dix ans pour que l’ensemble de l’enseignement supérieur français attire trois fois plus d’étudiants non européens.

Grandes écoles : cap sur l’étranger

La Conférence des grandes écoles souhaite que l’ensemble de l’enseignement supérieur français – grandes écoles et universités – attire, dans les dix ans qui viennent, trois fois plus d’étudiants étrangers d’origine extra-communautaire. Leur nombre passerait ainsi de 250.000 à 750.000. Ils représenteraient alors, si la démographie étudiante française n’évolue pas d’ici là, 30% des inscrits.

La CGE préconise également que les établissements puissent fixer librement les frais de scolarité pour ces étudiants. Selon ses calculs, 80% d’entre eux pourraient acquitter l’intégralité des frais réels liés à leur formation, soit 12.000 euros annuels. Ils rapporteraient 4,8 milliards d’euros par an, ce qui constituerait une augmentation de 40% du budget de l’enseignement supérieur français.

Pour Pierre Tapie, le président de la Conférence, l’enseignement supérieur français pourrait « représenter une alternative intéressante pour des familles qui sont prêtes à payer 45.000 dollars de scolarité annuels dans des établissements anglo-saxons. »

Outre la liberté de fixer librement les frais de scolarité des étudiants étrangers, la Conférence réclame également l’assouplissement de la loi Toubon, qui limite la possibilité de dispenser des cours en langue étrangère. Or, grandes écoles et universités devront « augmenter la proportion du nombre de cours donnés en anglais » si elles veulent attirer davantage d’étrangers.

Le nombre d’étudiants dans le monde va passer de 100 millions en 2000 à 200 millions d’ici à 2015, dont 70 millions seront issus d’Asie (55 millions de Chine et d’Inde).

Sources : AFP, les Échos, l’Expansion.com

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