Luc Chatel a décrété la « mobilisation générale » contre les absences non remplacées des enseignants. Dans le plan qu’il présente aujourd’hui, mardi, aux recteurs et que révèle le quotidien « le Parisien », le ministre de l’Éducation tente ainsi de répondre à l’impatience croissante des parents d’élèves.

Une dizaine de jours après la FCPE, la Peep vient en effet de demander que l’Éducation nationale assure « le remplacement de tous les cours ». La deuxième fédération de parents de l’enseignement public estime « urgent » de créer des « agences de remplacement académiques ou inter-académiques permettant une gestion modernisée des ressources humaines ».

Elle réclame aussi « la suppression du délai de carence de 14 jours consécutifs d’absence imprévue, en deçà duquel le remplacement d’un enseignant n’est pas assuré » dans les collèges et les lycées.

Luc Chatel souhaite donc un système « plus souple », où l’on puisse « faire bouger les frontières académiques », pour pouvoir affecter les 50 000 remplaçants titulaires dans d’autres académies que celle où ils sont affectés.

Pour les absences de courte durée, pour lesquelles le taux de remplacement officiel ne dépasse pas 19 % dans le secondaire, le ministre envisage par ailleurs de solliciter « de jeunes retraités de l’éducation nationale, des étudiants qualifiés ou adultes diplômés ». Ces personnes, disponibles au pied levé, devront avoir suivi des stages d’observation avec des professeurs expérimentés.

Sources : AFP, ActuaLitté.com, TF1.fr, le Parisien, le Monde, Europe 1, nouvelObs.com, lePoint.fr, RTL.