En tête du cortège, les manifestants du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine réclamaient le doublement du nombre de surveillants (11 actuellement pour 1500 élèves). Etait également représentée une soixantaine d’établissements scolaires de l’académie, qui comprend les départements de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de la Seine-et-Marne. Parti de la place de l’Odéon, le cortège est allé jusqu’au ministère de l’Education, rue de Grenelle.

Parmi les récriminations, la dégradation des conditions de travail, les problèmes d’insécurité, de suppression de postes et les réformes du lycée et de la formation des enseignants.

Une réunion était organisée jeudi, dans le lycée Chérioux, par le recteur de Créteil sur la sécurité. La région Île-de-France et le conseil général du Val-de-Marne l’ont boycottée. Les différents syndicats se rencontrent vendredi après-midi. Pierre Claustre, secrétaire général du Snes, prévient : « si le gouvernement compte miser sur les vacances, il faut qu’il sache que ce n’est pas un truc qui a toujours marché ».

Pour l’un des professeurs du lycée Chérioux, l’académie de Créteil est « une vraie cocotte-minute, où l’on envoie beaucoup de jeunes profs au front face à des situations difficiles ».

Le 2 février dernier, un adolescent a été agressé par une bande au lycée. Depuis, les professeurs ont suspendu les cours, arguant de leur droit de retrait.

Sources : Le Point.fr, Ouest France.fr, AP, Le Monde.fr, le parisien.fr, France 2.fr, Libération.fr