Dans ce dossier, plusieurs analyses de ce mal-être des jeunes sont proposées. Violence, alcool, drogues en sont les symptômes les plus visibles.

Mais pas seulement : c’est le « système scolaire lui-même qui est vécu par les lycéens comme une sanction. Et qui donc est la source d’un mal-être quotidien. « Les profs ne captent pas le public qu’ils ont en face d’eux. Ils ne savent pas comment nous intéresser aux choses. Ils nous font étudier des trucs de vieux » déclare ainsi Emmanuel, élève en seconde au lycée Jean-Baptiste-Say (Paris XVIe).

L’ennui est invoqué, mais il n’est pas seul : les notes elles-mêmes sont mises en cause, jugées peu acceptables. « Ils devraient carrément enlever la note » explique Samir, 18 ans.

Le problème dénoncé par les élèves globalement, c’est que ce système de notes n’est pas « constructif ». Il vaudrait mieux des appréciations bien argumentées pour les faire progresser.

Quant au redoublement, il faudrait le bannir : Eric Charbonnier, expert sur les questions d’éducation à l’OCDE, estime que les notes et le redoublement sont à la base du malaise des jeunes. Il faut donc sortir de ce système de « notation-sanction ».

L’expert signale aussi que certains pays n’ont pas de notes et que le redoublement n’existe pas dans nombre de pays