Malgré les efforts présidentiels et la recherche de formations rentables, le modèle d’éducation américain chute avec son économie. L’exemple le plus marquant est probablement l’université de Yale (Connecticut), qui affiche un déficit de 150 millions de dollars. Pour éponger cette dette qui la poursuit depuis l’année dernière, l’université annonce des suppressions de postes, des gels de salaire, des budgets de recherche limités, des effectifs post-licence réduits de 10 à 15 % – et quelques économies de bouts de chandelles, comme d’abaisser le chauffage à 68° Farenheit (20°C). Cette université privée fait partie des huit plus prestigieux établissements du pays, l' »Ivy League », tout comme Harvard, Columbia, Princeton… Avec des bugets courants de plusieurs milliards de dollars, ces géants de l’enseignement dépendent notamment des dividendes sur leurs capitaux investis (« endowment »), habituellement de l’ordre de 15%, pour boucler leur budget. La crise financière les touche d’autant plus durement : les titres concernés auraient perdu près d’un tiers de leur valeur en 2009.


Sources : Yale University, The New York Times, Times Online