La présentation des vœux par les différentes organisations syndicales de l’enseignement a confirmé les différences de points de vue apparues au sujet de la réforme des lycées.

Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, ne voit dans la création d’un tronc commun en première qu’une occasion de réduire le nombre de classes et donc de poursuivre la suppression des postes d’enseignants en 2011, année où la réforme entrera en vigueur pour les classes de première. Pour le Snes, la logique du projet est en effet purement budgétaire.

Le Sgen-CFDT et l’Unsa-Éducation ont souligné, lors d’une conférence de presse commune, les avancées qu’ils attribuent à la réforme. Thierry Cadart estime ainsi que « même sans tronc commun en 2011, on aurait quand même des suppressions de postes ». Le secrétaire général du Sgen se déclare donc favorable à une mesure qui, selon lui, permettra de rendre plus progressif le choix de l’orientation et de faciliter les réorientations en cours de lycée.

Les deux organisations ont d’ailleurs confirmé leur intention d’agir ensemble. Selon Patrick Gonthier, le secrétaire général de l’Unsa-Éducation, « les motifs de convergence avec le Sgen-CFDT ne manquent pas et cela fait plusieurs mois que nous nous exprimons ensemble pour faire entendre une voix différente ».

Malgré ces analyses différentes, les trois syndicats appellent leurs militants à participer à la grève des fonctionnaires du 21 janvier prochain, pour protester notamment contre les suppressions de postes.

Sources : AFP, AEF