La Conférence des présidents d’université a de nouveau demandé hier, jeudi, au gouvernement de réviser son projet de réforme de la formation des enseignants. Selon la motion, adoptée en séance plénière à l’unanimité moins une abstention, « les propositions actuellement présentées par les ministères » de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur « ne sont pas compatibles » avec « l’ambition » défendue par la CPU.

La Conférence s’oppose notamment au calendrier du concours et à la conception des stages. Selon le projet gouvernemental, les épreuves d’admissibilité des concours se dérouleront en début d’année de master 2. Dans un rapport publié en juillet, les présidents d’université affirmaient déjà qu’il s’agissait vraisemblablement de « la pire des solutions ».

Il y a un mois, le 19 novembre dernier, la CPU avait réitéré ses critiques dans un nouveau communiqué. Comme une grande partie des acteurs du monde de l’éducation, elle milite pour une organisation du concours d’admissibilité en fin de première année de master, afin que les candidats recalés puissent se réorienter plus facilement et de permettre une meilleure organisation des stages professionnels.

Mardi dernier, à l’occasion de la journée de mobilisation organisée par seize syndicats et associations, Luc Chatel a confirmé son intention de « tenir le cap » de la réforme. Pour le ministre de l’Education, il n’est en particulier « pas question de revenir » sur la place des concours dans le cursus des futurs enseignants.

Sources : AFP, ActuaLitté.com, Libération.fr, les Echos