Alors qu’elle vient d’être reçue au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’association QSF ne cache pas ses inquiétudes. Dans un communiqué publié hier en effet, elle revient sur les dernières propositions ministérielles (qui s’appuient sur la circulaire du 13 novembre 2009).

Pour l’association, « le télescopage de trois types de formation, à la recherche, au concours et à la profession, ne pouvait que produire un rétrécissement de chacun de ces trois éléments ».

Conséquence : un tel projet conduit à « un concours à épreuves drastiquement réduites, à un master recherche privé de l’essentiel, à un stage insuffisant. »

Où se trouve alors la « volonté de hausser le niveau de recrutement, en le liant au diplôme de master, exprimée par le président de la République en juin 2008 » ? Pour QSF, en tous cas, elle « n’est pas traduite en acte par ces dispositifs confus et destructeurs ».

Le niveau ne sera pas rehaussé à coup sûr par « le système d’épreuves de concours envisagé par le document ministériel du 13 novembre ». Les nouveaux concours enseignants en effet y prendraient la forme suivante : « Deux seules épreuves écrites d’admissibilité et deux épreuves orales d’admission ». Ce qui ne suffit absolument pas à « une bonne évaluation des connaissances disciplinaires ». Et pour ce qui est de « la seconde épreuve orale [envisagée] portant sur l’éthique et la responsabilité, [elle] n’a pas lieu d’être : la morale du fonctionnaire ne doit pas faire l’objet d’un examen sélectif dans le cadre d’un concours public. »

Pour Qualité de la Science Française, le gouvernement doit « abandonner le cadre confus qu’il tente d’imposer depuis un an ».

Partagez-vous cette analyse ?