Luc Chatel présente aujourd’hui, jeudi, la réforme des lycées devant le conseil supérieur de l’éducation (CSE). L’examen du projet doit s’articuler autour de quatre textes relatifs à l’organisation des établissements, l’orientation, la classe de seconde et le cycle terminal.

Le CSE comprend 97 membres. Ils représentent l’ensemble du monde éducatif : enseignants, autres personnels, parents, lycéens, étudiants, collectivités, associations. L’examen du projet pourrait se prolonger jusqu’à une heure avancée de la soirée et donner lieu à la proposition de plusieurs amendements. L’avis du CSE n’est toutefois que consultatif.

Depuis le week-end dernier, le débat s’est cristallisé autour de la suppression de l’enseignement obligatoire de l’histoire-géographie en terminale S. A la pétition d’une vingtaine d’historiens, rejoints par des personnalités politiques et artistiques, s’ajoute désormais un appel lancé par dix-sept économistes, qui demandent également le rétablissement de l’histoire comme matière obligatoire dans les terminales scientifiques.

Parallèlement à la réunion du CSE, huit syndicats de l’Éducation, représentant près de 80% des voix aux élections professionnelles, appellent les personnels du second degré à une journée de mobilisation pour demander le retrait global du projet. Un retrait que le ministre affirme ne pas envisager. A ses yeux, la polémique sur l’histoire ne concerne que «quelques courants conservateurs des plus étroits, nostalgiques d’une époque où seuls 15 % d’une classe d’âge parvenaient au bac».

Sources : AFP, AEF, Challenges.fr, Marianne2, France2.fr, Sud Ouest, le Figaro, les Echos, TF1.fr