Rendus publics hier, jeudi, par le ministre de l’Education, les derniers arbitrages sur la réforme du lycée ont suscité des réactions syndicales contrastées. Première organisation chez les enseignants du secondaire, le Snes-FSU, a ainsi appelé jeudi les personnels de l’éducation à « refuser » le projet, qui « ne saurait répondre aux difficultés des élèves ».

Dans un communique co-signé avec le Snep-FSU, le syndicat des professeurs de sport, le Snes critique en particulier « l’autonomie » accordée aux lycées et accuse Luc Chatel de laisser « la gestion de plus du tiers des horaires aux établissements ». Il dénonce également la « réduction des horaires disciplinaires ». Les deux syndicats appellent donc à la mobilisation contre la politique éducative du gouvernement, à l’occasion de la journée d’action prévue mardi prochain.

L’UNL, première organisation lycéenne, appelle le même jour « à des réunions d’information et de débats sur la réforme du lycée ». Elle encourage « les lycéens qui le veulent à rejoindre les manifestations », mais pour protester contre les suppressions de postes.

Enfin, le SE-Unsa estime dans un communiqué que « [l’]on avance ». Le troisième syndicat du secondaire se félicite notamment « de voir affirmée l’importance de l’exploration en seconde, de la formation commune en première, de la préparation aux études supérieures en terminale ». Il se déclare également satisfait de l’accompagnement personnalisé et « de voir tenus les engagements du ministre de maintenir dans les grilles les volumes horaires actuels ».

Sources : AFP, leFigaro.fr, les Echos