Présentée comme définitive par les ministères de l’Education et de l’Enseignement supérieur, la dernière version du projet de réforme de la formation des enseignants soumise aux syndicats vendredi dernier a été accueillie par un véritable tollé.

Au cœur de la polémique, la date des concours d’admissibilité, en décembre de la deuxième année de Master, dont la commission Filâtre, chargée de préparer la réforme, déclarait qu’elle constituait « certainement la pire des solutions ». La faible place laissée aux stages – fortement conseillés mais facultatifs – est également dénoncée, comme le fait que les futurs enseignants seront formés dans des masters disciplinaires, avec un simple « parcours complémentaire de professionnalisation ».

Ce qui fait dire à Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, au sortir de la réunion : « C’est le pire scénario que l’on pouvait nous proposer avec une formation extrêmement disciplinaire ». Le ton est aussi ferme à la FSU, qui réclame « l’abandon » du projet et « le retrait des textes d’application […] au profit d’une toute autre réforme ». Le Syndicat des enseignants (SE), juge pour sa part le texte « catastrophique, régressif et consternant ». Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT se dit « très en colère contre les apprentis sorciers du ministère ».

Pour tenter de calmer le jeu, à huit jours d’une journée d’action prévue dans l’enseignement depuis plusieurs semaines, le secrétaire général du ministère de l’Education a été mandaté pour approfondir certains points.

Sources : AEF, leMonde.fr, le JDD.fr, Libération.fr