Le débat sur l’identité nationale, souhaité par le gouvernement, sera étendu aux collèges et aux lycées. C’est ce qu’a annoncé hier, mercredi, sur I-télé, le ministre de l’Éducation nationale. Ce débat a été lancé cette semaine dans une partie des préfectures par le ministre de l’Immigration, Eric Besson. Il doit notamment permettre de discuter de symboles comme la Marseillaise ou le drapeau, ainsi que de la laïcité.

Sans donner davantage de précisions sur les modalités de leur organisation, Luc Chatel a souhaité que ces échanges se déroulent « dans le cadre de l’éducation civique ». Le ministre a ajouté faire « totalement confiance aux enseignants en la matière ». Les premières réactions syndicales sont pourtant pour le moins réticentes.

Pour l’Unsa, la notion d’identité nationale « crée plus de divisions que du consensus dont l’école a besoin ». La FSU, premier syndicat de l’Education nationale, « ne peut que s’inquiéter de voir relancer » ce débat. Elle redoute que l’initiative aboutisse « à construire de toutes pièces une identité fantasmée […] et soit bien loin de mettre en lumière la richesse, la complexité et les contradictions des valeurs et des pratiques qui se sont forgées au cours de notre histoire ».

Thierry Cadart, enfin, le secrétaire général du Sgen-CFDT voit presque dans cette annonce « un message insultant » pour ses collègues. Pour lui, « la question de l’intégration est déjà présente au sein de l’Education nationale, et ce, depuis longtemps. »

Sources : AFP, AEF, le Figaro, France-Info.com, l’Express.fr, lePoint.fr, les Echos, 20 minutes, leJDD.fr