« Il est temps de commencer à récompenser les bons professeurs, cessons de trouver des excuses aux mauvais ». Ces propos de Barack Obama commencent à trouver leur application à Washington, où est testé un système d’évaluation des enseignants du public, destiné à être généralisé à l’ensemble des Etats-Unis.

Le dispositif prévoit d’attribuer chaque année une note aux enseignants. Les meilleurs se verront ensuite décerner un bonus financier, et les plus mauvais perdront leur emploi. Quatre critères sont pris en considération : la performance des élèves lors de tests réalisés en avril, les notes obtenues lors de cinq inspections annuelles, les résultats de l’ensemble de l’établissement scolaire et le « professionnalisme » de l’enseignant (ponctualité, absences injustifiées…).

Les syndicats américains ne sont pas opposés au principe d’une récompense aux professeurs qui obtiennent les meilleurs résultats. Ils dénoncent cependant un système trop complexe, « injuste » et « déconnecté de la réalité ». Le projet se heurte également à la résistance de nombreux états, compétents en matière d’éducation.

Le président américain vient toutefois de recevoir un soutien de poids dans sa volonté de réformer le système éducatif. La fondation Bill et Melinda Gates a promis d’offrir 250.000 dollars à chaque état qui mettra en œuvre la réforme fédérale. Par ailleurs, le « fonds d’encouragement des professeurs », créé en 2006 par l’administration Bush, vient de voir son budget passer à 297 millions de dollars. Il doit atteindre 487 millions l’an prochain.

Sources : Libération, AP, 24 heures Montréal, The Canadian Press