Assises de l’EEDD : la formation par l’échange

Les 27, 28 et 29 octobre, les 2èmes Assises nationales de l’éducation à l’environnement vers un développement durable* ont réuni un grand nombre d’acteurs de l’éducation afin de mener une réflexion commune. Parmi eux, des enseignants très concernés.

Plus de 900 participants, un grand amphithéâtre peuplé de plantes vertes et une pointe de recycl’art. Durant trois jours, les 2èmes Assises nationales de l’éducation à l’environnement vers un développement durable (EEDD) de Caen (Basse-Normandie) ont bénéficié d’une ambiance à l’image des valeurs qu’elles défendent : solidarité, convivialité, échange, protection de la nature… Tables rondes, ateliers de réflexion mais aussi repas et événements « off » ont fourni aux militants associatifs, aux enseignants ou encore aux représentants de collectivités locales un terrain propice à la discussion. Le but : échanger les expériences et décloisonner les divers domaines d’action. « Ce qu’il y a de très intéressant à mon sens, c’est de partager les idées et se les approprier », note ainsi Charles Boulland, enseignant et membre de l’Union nationale des Centres permanents d’initiatives pour l’environnement (CPIE). Animateur de l’atelier de réflexion « Comment mieux travailler avec le ministère de l’Education nationale ? », Charles Boulland a rédigé avec son groupe des recommandations qui remonteront jusqu’au ministère. « Quoiqu’on en dise, au plus haut niveau, tout le monde n’est pas réfractaire aux idées de la base. Par exemple, à force de réclamer plus d’ « espaces-temps », nous finirons par être entendus ».



Objectif pédagogique


Le temps : un problème pointé de manière récurrente. Dans le secondaire, c’est l’un des principaux obstacles à la mise en place d’initiatives pour l’éducation au développement durable, comme le souligne Peggy Carton-Vincent, éducatrice à l’environnement au sein de l’association Naturama : « Nous travaillons essentiellement avec les primaires, car il faut au moins trois heures pour qu’une intervention atteigne réellement son objectif pédagogique. Un créneau difficile à dégager au collège ou au lycée !» Par rapport à la première édition des Assises, qui s’était déroulée à Lille en 2000, le profil des participants s’est diversifié – presqu’exclusivement des associatifs à l’époque. Cependant, encore peu de professeurs ont assisté aux Assises de Caen avec leur casquette d’enseignant. La plupart s’y sont rendus en tant que représentants d’une association. C’est le cas de Sylvie Perrot-Didier, professeur de mathématiques en collège et membre de l’association Ecophylle. En tant qu’enseignante, elle trouve un réel intérêt aux Assises : « Les enseignants qui souhaitent transmettre à leurs élèves les valeurs du développement durable pratiquent l’auto-formation, explique-t-elle. Mais cela reste insuffisant pour avoir une image claire et précise de l’Education au développement durable et de ses acteurs. C’est précisément ce que propose cette manifestation qui, sans être reconnue comme telle, joue un peu le rôle de formation. »


*Plus d’informations : http://assises-eedd-2009.fr/


 

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