Depuis la loi Jospin de 1989, les parents d’élèves sont des « membres à part entière de la communauté éducative » rappelle d’emblée la journaliste.

Deux chiffres : A l’Autonome de Solidarité, 360 agressions de prof par un parent ont été recensées en 2008. Et depuis 2000, les insultes, menaces et pressions psychologiques des parents envers les enseignants augmentent de 5% chaque année.

Les parents ne comprennent pas que les enseignants de primaire, par exemple, sont là avant tout pour apprendre aux enfants à lire, à écrire et à compter, pas pour être « sympas », ni pour jouer à la baby-sitter.
Dans l’article, un enseignant interrogé n’hésite pas à dénoncer les ravages de « l’enfant-roi ». « Le plaisir et l’épanouissement ont remplacé le travail et l’effort » analyse ainsi Anne Topaloff. Certains parents n’hésitent pas à faire rater une semaine entière de cours à leurs enfants, juste avant la date de début des vacances d’hiver, pour…être seuls sur les pistes de ski.

Le pire, c’est que les enseignants ne peuvent pas faire grand-chose et que parfois, ils sont même obligés de se dédire. Une enseignante raconte ainsi que traitée de « salope » par une élève de CE2, elle a été obligée de supprimer la punition qu’elle lui avait donnée, le père de l’élève incriminée ayant été voir le directeur de l’école en hurlant que c’était faux et qu’il allait faire du chambard si la punition n’était pas levée. Le directeur d’école souhaitant éviter les remous, qui pourraient lui retomber dessus et aboutir à une mauvaise notation de la part de sa hiérarchie, a demandé à l’enseignante de retirer illico sa plainte…

Autre point de friction : les parents croient souvent que leurs enfants sont…des génies. Des génies incompris -on l’aura compris…

L’article concède tout de même, dans sa dernière partie, que les profs peuvent aussi avoir un rôle négatif dans les relations parents-enseignants : ils considèrent parfois que les parents ne sont pas des interlocuteurs dignes de ce nom, étant de toute façon totalement aveuglés par l’amour filial.

Et Anna Topaloff de conclure qu’il serait peut-être temps d’intégrer un module de gestion des relations avec les parents dans la formation des enseignants. D’autant qu’ils sont demandeurs !

PS : pour élucider le titre de ce billet, se référer à la typologie des parents d’élèves dressée par Peggy Derder, prof de collège, dans son livre Mon cas d’école (Flammarion, août 2009) : le plus terrible des parents d’élève, c’est le parent-prof…

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