Les responsables des Instituts universitaires de technologie (IUT) continuent de s’inquiéter des conséquences de la loi LRU sur leurs finances. Ils estiment en particulier que la réforme de l’université risque de leur faire perdre peu à peu leurs prérogatives, et menace leur indépendance financière. Le texte prévoit en effet la perte par les IUT de leur dotation spécifique, qui entre désormais dans le budget global des universités.

Les conseils des IUT de l’Université Paul Sabatier à Toulouse, les plus importants de France avec 7 000 étudiants répartis sur les sites de Toulouse-Rangueil, Castres, Auch et Albi, ont donc adressé une motion, la semaine dernière, à Valérie Pécresse. Ils demandent à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de prendre des mesures « au niveau national ».

Pascal Astruc, président du Conseil d’administration de l’IUT de Toulouse explique ainsi que « si cette situation devait durer, les deux tiers de notre budget habituel échapperaient à notre gestion directe ». Propos réfutés par le président de l’université, Gilles Fourtanier, qui estime que « ces affirmations n’ont aucun sens » et que « la polémique créée parc les directeurs d’IUT va dans le mauvais sens ».

Le dialogue n’est pas rompu, mais cet échange illustre les tensions qui demeurent au sein des instituts, que le Snesup-FSU jugeait « extrêmement fortes », fin septembre, lors de sa conférence de presse de rentrée. Les IUT accueillent cette année 119.300 étudiants, 1% de plus que l’an dernier

Sources : AFP, AEF, La Dépêche, France 3