Luc Chatel s’est prononcé hier, jeudi, pour la multiplication de partenariats entre établissements publics et privés, afin de développer des « projets éducatifs » permettant à chaque enfant de réussir. Rappelant qu’un élève sur cinq est actuellement scolarisé dans le privé, le ministre de l’Education a tenu ces propos en marge de la visite de deux écoles privées de Seine-Saint-Denis (93), l’une catholique, à Bondy, l’autre juive, à Pavillons-sous-Bois.

Il souhaitait, entre autres, pouvoir mieux se rendre compte des projets spécifiques mis en place dans certaines structures. Luc Chatel s’est ainsi particulièrement intéressé à une classe « interculturelle » de Bondy et au tableau interactif utilisé à Pavillons-sous-Bois.

Interrogé sur la loi Debré du 31 décembre 1959, qui encadre depuis cinquante ans les rapports entre enseignements public et privé, le ministre a affirmé qu’aucune réforme ni modification n’était à l’ordre du jour.

Cette loi prévoit notamment que l’Etat peut passer des contrats d’association avec des établissements privés. La rémunération de leurs professeurs est alors assurée par la puissance publique. En contrepartie, ces établissements doivent respecter certains impératifs en matière de programmes, d’horaires et de diplômes des enseignants.

A l’occasion de sa visite, Luc Chatel s’est réjoui du climat apaisé qui règne désormais entre les deux institutions, dont il a souligné la complémentarité.

Sources : AFP, AEF, lePoint.fr, ActuaLitté.com