« Toutes les conditions sont réunies pour une rentrée sereine ». Ces propos ont été tenus par Valérie Pécresse, hier, jeudi. Pour sa conférence de presse de rentrée, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a notamment mis en avant la stabilisation du nombre des effectifs.

Au total, 2.230.700 étudiants devraient fréquenter les campus en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-mer. Loin de l’effondrement redouté, les mouvements de grève qui ont paralysé une grande partie des universités françaises l’an dernier n’ont provoqué qu’une légère chute des inscriptions, de l’ordre de 0,5%.

Valérie Pécresse explique cette résistance par les mesures de soutien prises ces dernières semaines : 3,5 milliards d’euros ont été alloués à l’opération Campus, 16 millions seront consacrés au développement du numérique dans les universités et 50 millions aux bourses étudiantes.

Du côté des syndicats étudiants, l’Uni, classée à droite, a salué « de nombreuses innovations qui vont dans le bons sens ». Mais l’Unef, marqué à gauche, a jugé que la ministre délivrait « un discours de rentrée en décalage avec la réalité ». Le premier syndicat étudiant s’est ainsi déclaré « inquiet des conditions de la rentrée ».

Enfin, pour ce qui est des enseignants, Valérie Pécresse a rappelé qu’aucun poste ne serait supprimé en 2011 et 2012. Elle a également souligné que le plan de revalorisation des carrières annoncé l’an dernier était opérationnel depuis cette rentrée.

Sources : AFP, AEF, nouvelObs.com, les Echos, le Figaro, EducPros.fr, 20minutes.fr, France Soir, l’Express.fr, Reuters, Libération