Les Journées nationales de l’orientation qui se sont déroulées cette semaine ont permis aux 4256 conseillers d’orientation-psychologues de revenir sur les déclarations récentes de Luc Chatel.

Evoquant l’orientation comme l’un de ses chantiers prioritaires, le ministre de l’Education a souhaité la semaine dernière que le système soit plus progressif et réversible. Aujourd’hui, a-t-il regretté, « à 14 ans, on est orienté pour la vie, sans avoir la possibilité de revenir en arrière, et sans être véritablement acteur de son orientation ». L’enjeu est de taille : 120.000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans diplôme.

Répartis entre les établissements scolaires et 600 CIO (Centre d’information et d’orientation), les conseillers d’orientation doivent être titulaires d’une licence de psychologie. Ils passent ensuite un concours portant notamment sur leur connaissance du système éducatif, des filières et de l’emploi, avant de suivre deux ans de formation, ponctués de 6 à 8 semaines de stage en entreprise.

Le ministre souhaite en particulier que le lien avec le monde du travail soit développé, et que les conseillers puissent aider les élèves à définir un véritable projet professionnel. Il entend également généraliser la plateforme d’orientation en ligne (www.monorientationenligne.fr) expérimentée dans les académies d’Amiens et de Bordeaux.

Sources : AFP, AEF, nouvelObs.com, les Echos, le Figaro, EducPros.fr