Royaume-Uni : un tiers des ados s’enverraient des "sextos"

Une étude récente donne l'alerte sur un inquiétant phénomène qui touche le Royaume-Uni. Près de 40% des lycéens et collégiens s'échangent des textos au contenu explicite.

« Sexting » : formé de sex et de texting, le nouveau mot est apparu presque aussi vite que le phénomène qu’il désigne. Il est bien loin le temps où les portables ne servaient (et ne pouvaient servir) qu’à téléphoner. Aujourd’hui, les jeunes Anglais utilisent leurs merveilles de technologies pour jouer, discuter… et s’envoyer des photos d’eux à poil. Selon une étude de l’association de protection de l’enfance Beatbullying, le fait d’échanger des textos au contenu sexuel explicite toucherait « plus d’un tiers » (38%) des élèves britanniques du secondaire ! Et le taux « augmente à une allure alarmante. »

« Parmi les ‘sextos’ habituels, » en plus des filles de collège ou lycée priées de se dénuder et d’ados posant torse nu pour la postérité, « on trouve des images (…) d’actes sexuels que beaucoup s’accorderaient à considérer comme pornographiques, » détaille l’étude. Elle se base sur l’analyse des modes de communication de 2.000 mineurs.

Ce « comportement anti-social » a été notamment encouragé par l’émergence des sites de réseaux pourtant dits « sociaux », comme Facebook. Ces sites Internet sont maintenant accessibles très simplement, directement depuis les téléphones. Et la transmission des images rendue possible via Bluetooth, par e-mail ou par « sexts », peut vite générer une chaîne d’échanges… sans forcément savoir entre les mains de qui les photos finiront leur parcours.

La peur du pédophile est évidemment présente. L’étude britannique montre que des adultes ne sont impliqués que dans 2% des échanges à l’origine d’envoi d’images à caractère érotique – ce qui reste ignoble ! Mais les jeunes gens connaissent l’auteur des messages dans 70% des cas, et il s’agit même d’un(e) petit(e) ami(e) du moment dans 23% des cas. Et le reste ? Sans « vouloir inhiber les jeunes dans leur exploration de la sexualité », Beatbullying tire la sonnette d’alarme car la majorité des sextos trouvent en réalité leur origine dans la pression, la menace ou le bizutage…

Si le « sexting » est maintenant bien connu et médiatisé aux Etats-Unis, en Australie, et au Royaume-Uni, aucune mesure du phénomène n’a malheureusement encore été réalisée en France.

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