Heidemarie Brosche, professeur de collège, a publié l’an passé en Allemagne un livre étonnant intitulé « Pourquoi ce n’est pas si grave d’être mauvais à l’école » (« Warum es nicht so schlimm ist, in der Schule schlecht zu sein » aux éditions Kösel).

Le quotidien Die Zeit l’a interviewée le 30 juin dernier au sujet de son livre. Le point de vue de l’enseignante est très intéressant et devrait redonner espoir à tous les cancres !

Elle revient tout d’abord sur son propre parcours : excellente élève, elle ne garde pourtant pas un bon souvenir de ses années d’école. Elle souffrait pour rester bonne élève, apprenait tout de force et au final, n’a pas retenu grand-chose. Elle dénonce cette boulimie de connaissances dont on assomme les élèves. Et qui assomme en premier lieu les bons élèves, qui n’ont aucune distance par rapport au système.

Or, et c’est là que son point de vue est absolument original, celui qui se préoccupe peu de l’école, aura certes des mauvaises notes, mais il aura une relation bien supérieure au savoir. De plus, non englouti par la charge de travail scolaire, il aura plus de temps pour aller vers les autres et du coup acquérir une maturité sociale que les bons élèves