Inspecteur de l’Éducation nationale : au plus près du terrain

Inspecteur de l’Éducation nationale : au plus près du terrain
Le point sur la fonction.

L’inspecteur de l’Éducation nationale (IEN) est un expert chargé d’évaluer les enseignements et les établissements. Il existe trois spécialités dans la fonction : l’inspecteur du 1er degré pour le primaire, l’inspecteur de l’enseignement général et de l’enseignement technique pour les collèges et les lycées et enfin l’IEN chargé de l’information et de l’orientation.

Concernant l’enseignement technique, certains inspecteurs suivent plus particulièrement l’apprentissage, contrôlant notamment les formations dispensées en entreprise. Ils assurent aussi l’inspection administrative et financière des centres de formation d’apprentis et des sections d’apprentissage implantées dans les lycées professionnels.

L’un des rôles de l’IEN est aussi de veiller à la bonne adaptation scolaire et à la scolarisation des élèves Handicapés (ASH). Il peut également être conduit à s’intéresser plus spécifiquement aux Technologies de l’Information et de la Communication dans l’Enseignement (TICE), et à coordonner la politique départementale en matière d’informatique pédagogique.

Décider, piloter, organiser

« Notre mission essentielle est bien l’inspection, assure Joël Surig, IEN et adjoint de l’inspecteur d’Académie du Val de Marne, mais notre rôle est aussi de conseiller les enseignants, les directeurs d’écoles, de suivre leur formation, de les accompagner dans leurs projets d’écoles. » La formation continue est effectivement un domaine important puisqu’un tiers des enseignants part chaque année en formation. L’IEN joue vraiment un rôle de conseiller auprès de ses collègues professeurs, examinant avec eux les formations les mieux adaptées à la fois aux besoins de l’Éducation nationale et au parcours professionnel de l’enseignant.

Exerçant dans une circonscription sous l’autorité de l’inspecteur d’Académie, l’IEN du 1er degré a aussi un rôle important pour tout ce qui touche au domaine des relations avec les collectivités locales. C’est le premier partenaire des élus municipaux pour les ouvertures et les fermetures de classes. « C’est un peu différent en province et à Paris, note Joël Surig, mais cette relation au politique peut être un aspect passionnant du travail. » Dans une petite ville, les contacts entre le maire et l’IEN sont fréquents, la présence de l’école et éventuellement son évolution (ouverture ou fermeture de classes) représentant des enjeux très importants.

La fonction se caractérise par la diversité des tâches à accomplir et les innombrables réponses à apporter aux enseignants, syndicats, élus, parents, etc. « Quand on vient de l’enseignement, c’est vraiment toute une partie du métier qui change, poursuit Joël Surig, qui sait de quoi il parle puisqu’avant d’être IEN, il a d’abord été enseignant de premier degré et il a ensuite obtenu son CAPES de musique. Par la connaissance des textes, nous prenons du recul et nous sommes en capacité de prendre des décisions, de piloter, d’organiser. »

Un fort besoin de renouvellement

L’accès à la fonction se fait par détachement, sur liste d’aptitude ou par concours (dont les dates d’inscription se situent en septembre-octobre). Auparavant, l’IEN suivait une année de formation à l’École supérieure de l’Éducation nationale à Poitiers avant d’être nommé stagiaire dans une académie pendant une année. Aujourd’hui, il n’effectue plus qu’un bref stage d’orientation à l’ESEN et il rejoint son académie le 1er septembre pour un an. La formation se fait désormais sur le terrain.

Le corps des IEN est constitué de 2300 inspecteurs et, du fait de l’âge moyen des femmes et des hommes qui le composent (53 ans), il a un fort besoin de renouvellement. C’est la raison pour laquelle le ministère envisage d’en recruter environ 200 chaque année, et ce, pendant plusieurs années.

Les perspectives d’évolution sont très larges puisque l’IEN peut accéder, avec l’expérience, à la fonction d’Inspecteur pédagogique régional, à celle d’Inspecteur d’Académie adjoint, de directeur de Centre régional de documentation pédagogique ou encore de conseiller de recteur. « Il faut être prêt à bouger pour évoluer », souligne Joël Surig.

Le traitement annuel de l’IEN, hors indemnités, est compris entre 32739 € en début de carrière et 36054 € en fin.

         Alain Claude

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