Les élèves anglais qui passent actuellement leurs A-levels (niveau de notre bac) ne seraient pas capables de penser de manière indépendante et créative. C’est du moins l’opinion de 50 sur 61 lecteurs universitaires récemment sondés, qui estiment que les lycéens anglais ne sont du coup plus préparés aux études universitaires. Entre une domination des écoles privées trop axées sur le taux de réussite et des sujets d’examen remplis de « questions absurdes », on oublierait la question du développement personnel de l’élève. Les études allant dans ce sens se multiplient en cette fin d’année et la précédente reprochait notamment au diplôme anglais de ne pas aborder de compétences pratiques, et de ne pas nécessiter de réflexion approfondie.

Pour avoir participé à la préparation d’élèves à l’examen, j’avoue que le parcours qui mène au A-level est le fruit d’une longue sélection des matières fortes de l’élèves, et d’un entraînement sur des questions récurrentes qui laisse peu au hasard lors des épreuves finales. Pour autant, les élèves de Year 13 (Terminale) n’étaient pas moins hétérogènes que les nôtres, en matière de curiosité intellectuelle, d’autonomie… ou de disposition à la réflexion philosophique