Elle compte 5.000 pages, elle est épaisse de 48 cm : c’est la version unique en son genre de Wikipédia réalisée par Rob Matthews (photos). Cet étudiant anglais en arts graphiques de 22 ans a patiemment sélectionné et imprimé 437 articles de l’encyclopédie libre « pour leur qualité en matière de citation des sources, précision, neutralité, exhaustivité et style. »

Finaliser l’ouvrage lui a pris deux semaines. Il s’est confié au Telegraph : « Je voulais commenter la façon dont n’importe qui va aujourd’hui sur Internet en quête d’information, bien qu’elle soit souvent peu fiable comparée à ce qu’elle a remplacé ». Les quelque 400 articles sélectionnés sont pour lui « ce que le site a de mieux à offrir », et occupent déjà la place d’une encyclopédie traditionnelle de bonne taille. Pourtant, ils ne représentent que… 0.015% des 2.904.175 articles de langue anglaise jugés « acceptables » par l’encyclopédie elle-même. Et que dire de ses plus de douze millions d’articles, toutes langues confondues !

Aucune encyclopédie n’a jamais proposé autant de contenu… ni provoqué autant de polémique sur sa validité. Pour ne pas dire, sur la proportion de déchet ! A l’image d’Internet, finalement. Mais le projet farfelu de Rob Matthews est comparable en cela à sa source : on ne sait pas vraiment quelle en est la part de sérieux. Car d’après le Telegraph, Matthews ne compte pas en rester là : il envisage notamment de commercialiser sa compilation de « l’encyclopédie libre » !