Personne ne veut devenir ministre à la place du ministre !

Alors que Xavier Darcos cherche visiblement à quitter ses fonctions de ministre de l'Education nationale, il est plus difficile que prévu d'assurer sa succession.

D’après Le Point cette semaine, l’actuel ministre de l’Education nationale Xavier Darcos « bachote » en ce moment « des ouvrages spécialisés » de droit. Il chercherait à consolider ses chances de succéder à Rachida Dati, à la chancellerie. En tout cas, l’architecte originel de la réforme des lycées et de tant d’autres en a marre de son job… Mais qui serait prêt à prendre la relève ?

« On a un vrai problème de casting », reconnaissait Nicolas Sarkozy à propos du remplacement du ministre, en mai dans l’Express. Le nom de Bruno Le Maire circulait alors : le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes obtint l’agrégation de lettres modernes en 1992. Mais il argua que ce serait une erreur stratégique de changer son portefeuille, dans un contexte de consolidation des liens avec l’Allemagne. Au suivant…

Récemment chargé de remettre un rapport sur la réforme des lycées, Richard Descoings semblait être un candidat plus qu’acceptable. Toutefois, interrogé par l’AEF en mars dernier, le directeur de Sciences Po assurait qu’il n’avait pas envie d’exercer le « métier formidable » de Xavier Darcos. Formidable, vraiment ? On voit ça ! Il y aurait bien Benoist Apparu, député UMP, également mandaté pour réaliser sa propre étude en vue de cette même réforme (les 35 heures TTC au lycée, c’est lui !) Mais à 39 ans à peine, il semble à certains trop jeune et trop inexpérimenté pour le poste…

Nicolas Sarkozy pourrait toujours imposer sa volonté à un vétéran de la politique éducative, comme Jacques Chirac l’avait fait avec François Fillon. L’actuel Premier ministre ne cache pas d’avoir à l’époque ressenti sa nomination comme une punition : « Je renâcle (…) je perçois bien derrière cette ‘promotion’ le tournant qu’amorcent mon départ [du ministère des Affaires sociales] et l’arrivée de Jean-Louis Borloo qui fut durant deux ans ministre délégué auprès de moi » (lu dans son essai La France peut supporter la vérité, 2006).

Bref, aucun homme politique ne semble intéressé… Une femme, peut-être ? Le Canard Enchaîné d’hier annonce ainsi que Nathalie Kosciusko-Morizet (secrétaire d’

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3 commentaires sur "Personne ne veut devenir ministre à la place du ministre !"

  1. isa33  20 juin 2009 à 10 h 08 min

    Philippe Meirieu au ministère !!! En tout cas quelqu’un qui sache vraiment ce qu’est le métier d’enseignant, ras le bol de ces comptables politiques hautains sans projet, qui gèrent au ras des pâquerettes et à courte vue. L’avenir de la nation, cela ne vaut-il pas un effort sérieux ?Signaler un abus

  2. slider  23 juin 2009 à 17 h 30 min

    L’éternelle quadrature du cercle entre pédagogues et ministres, exigence électorale et vision à long terme (compétence et compromission ?) Luc Ferry en a fait les frais en son temps.
    "Toute cette complexité s’est installée dans un corps qui est d’une profonde loyauté au système éducatif, un corps qui a un attachement à l’Ecole considérable, un grand respect de l’Etat et des orientations nationales. C’est ce qui fait que nous les mettons presque en difficulté dans un certain nombre de situations", Martine Safra, IGEN, en parlant des IEN, mais ceci peut s’appliquer à un plus haut niveau de l’Etat.
    Le problème est que :"L’Institution scolaire n’existe, aujourd’hui que si ses acteurs incarnent au quotidien les principes qui l’inspirent" Philippe Meirieu, justement
    Rien d’étonnant à ce que le poste de ministre soit boudé par les éventuels compétents, comme le rappelle tristement le titre de l’article : Iznogoud.

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  3. francoise  29 juin 2009 à 18 h 38 min

    je veux juste svoir pourquoi on s’interesse trop a rachid dati et ses histoires?!Signaler un abus

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