20 ans de réformes : ces ministres de l’Education qui ont voulu marquer leur temps

Pour fêter ses 20 ans d'existence, le magazine "La Classe" revient sur le parcours et les actions des différents ministres de l'Education qui se sont succédé sur cette même période. Un dossier précis au ton léger, qui devrait en intéresser plus d'un.

Dans un numéro hors série « spécial 200 numéros », le mensuel La Classe a choisi de revenir en particulier sur 20 ans de… ministres de l’Education Nationale. Le dossier s’étend de manière pertinente – et sarcastique – de Lionel Jospin, qui récupère le portefeuille le 23 juin 1989, à Xavier Darcos, dont on murmure aujourd’hui que ses jours au ministère sont comptés. Pas moins de neuf personnes se sont essayées à l’exercice en vingt ans… chacune avec sa vision personnelle de l’école, et son lot de réformes toutes « essentielles », à en croire les intéressés !

Mais la valse des portefeuilles rend les nouvelles mesures difficiles à suivre et à appliquer dans l’urgence. Alors, l’instituteur accueille les politiques éducatives avec une certaine distance, pour ne pas dire une certaine distraction, prenant souvent le temps de « [digérer] la réforme précédente, en attendant le remplacement de la nouvelle par la suivante ». Question de survie…

Un recul bien compréhensible ! Comme le note La Classe, les ministres à l’Education semblent en effet passer autant de temps à soigner leur image et tenter de marquer les mémoires, que les instituteurs passent de temps à penser… à leurs élèves.

Même si l’humour ne s’arrête pas à la page d’introduction, le dossier est complet et susceptible d’intéresser un large public, avec environ deux pages consacrées à chaque mandat. Ne manquent ni les biographies, ni les ambitions et les conceptions pédagogiques, ou encore les phrases chocs qui ont ponctué chaque passage, même éclair, rue de Grenelle.

Ex-députés, énarques, philosophes, universitaires, novices en politique ou jongleurs de portefeuilles ministériels, les parcours de nos ministres de l’Education fascinent par leur diversité. Leurs préoccupations également : placer l’enfant au coeur des attentions ou se recentrer sur les fondamentaux ? Favoriser l’art, ou les langues ? Instruction civique ou enseignement de la morale ? Et que faire du voile islamique ?? A la lecture des pages, une seule question semble avoir une réponse claire : dans ce domaine politique, la continuité est proscrite !

Quoi qu’il en soit, 20 ans plus tard, alors que tous les niveaux du système éducatif sont frappés par l’incertitude et les troubles de nouvelles réformes (pour changer), on pourra toujours citer Lionel Jospin : quel que soit le discours officiel, « On ne peut pas réformer l’Education nationale sans les enseignants. » A bon entendeur…

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