Comme les CM2 en janvier, les 815.900 élèves de CE1 de l’enseignement public et privé passent depuis hier lundi, et jusqu’à vendredi, les évaluations nationales destinées à situer leur niveau en français et en mathématiques.

Réparties sur une ou deux journées, les épreuves comportent 60 questions en français et 40 en mathématiques. Les élèves doivent par exemple «lire à haute voix un texte comprenant des mots connus et inconnus», «rédiger un texte de 5 à 10 lignes», ou encore «orthographier sous la dictée quelques mots simples». En mathématiques, on leur demande d’«écrire ou dire des suites de nombres», ou de «résoudre des problèmes concrets».

Les résultats des tests seront rendus publics fin juin. En fonction de leurs acquis, les élèves seront répartis en quatre groupes et les parents seront informés individuellement des résultats de leur enfant, ainsi que des résultats de la classe.

Toutefois, comme cela s’était déjà produit pour les évaluations de CM2, les syndicats contestent le principe de notation utilisé et appellent au boycott de ces tests. Certains d’entre eux en ont même mis le contenu en ligne sur Internet depuis une dizaine de jours. Malgré les démentis répétés du ministère, ils craignent en outre une exploitation possible des résultats qui aboutirait à un classement des écoles.

Les parents semblent plus partagés. La FCPE, la principale fédération de parents d’élèves, se range du côté des enseignants. La PEEP, la deuxième fédération, juge à l’inverse normal que l’Éducation nationale se dote d’outils d’évaluation afin de mesurer l’impact de sa politique.

Sources : AFP, ActuaLitté.com, Le Figaro, le Bien Public, leJDD.fr, les Echos, Libération, France Soir, M6.fr, la Nouvelle République, le Télégramme