La Coordination nationale des universités (CNU) « appelle les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs à ne pas organiser la tenue des examens jusqu’à la satisfaction de ses revendications » (retrait du projet de réforme de la formation des enseignants et du décret sur le statut des enseignants-chercheurs, arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche…).

Selon Sarah Hatchuel, professeur d’anglais à l’université du Havre et l’une des porte-parole de la CNU, cet appel a été voté par les représentants de 73 établissements (universités et instituts) réunis pour la neuvième fois depuis le début du conflit, le 2 février dernier.

L’appel a été lancé au lendemain d’une journée de manifestations marquée par la plus faible participation depuis le début du mouvement. Pour la Coordination, le mouvement ne faiblit pourtant pas : selon ses chiffres, sur 83 universités, 49 retiennent les notes du premier semestre, 51 sont en grève totale ou partielle, 44 sont bloquées, et 14 ont appelé au boycott des jurys de baccalauréat où siègent des professeurs d’université.

Interrogée ce jeudi matin sur France 2, Valérie Pécresse a, pour sa part, jugé cet appel « radicalement contraire » aux valeurs de l’Université et « irresponsable ». Pour la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « il est inconcevable quand on est universitaire de refuser de faire passer les examens à ses étudiants ». Elle en appelle donc « à la responsabilité éminente des présidents d’université » et « des doyens », à qui il revient d’organiser les épreuves.

Sources : AFP, le Figaro, France 2, nouvelObs.com, les Dernières nouvelles d’Alsace, le Monde, 20 minutes.fr, AEF, AP, Les Echos, le Parisien, ActuaLitté.com