Mobilisés depuis début le début du mois de février contre le décret sur le statut des enseignants-chercheurs, le financement des universités « à la performance » ou la réforme de la formation des enseignants, les universitaires organisent ce mardi leur 11e journée de manifestations, alors que le mouvement vient d’entrer dans sa treizième semaine.

A Paris, un défilé devait partir à midi de la faculté de Jussieu pour aller jusqu’au Sénat. La deuxième partie du parcours devait s’effectuer en commun avec les manifestants des hôpitaux publics qui dénoncent le projet de loi Bachelot et manifestaient à la mi-journée au départ de la gare Montparnasse. D’autres cortèges étaient également prévus un peu partout en France.

La mobilisation universitaire a diminué pendant les vacances de Pâques, mais le mouvement est loin d’être terminé : une vingtaine d’universités perturbées, sur 83, ont été recensées ce week-end, et ce chiffre pourrait remonter avec la reprise des cours en Ile-de-France.

La question des modalités d’action divise toutefois les syndicats : hier, le SGEN-CFDT et la Fage (étudiants) se sont prononcés pour la fin des blocages. Ils appellent à « tout faire pour sauver le deuxième semestre ». A l’inverse, une intersyndicale FSU-CGT-Solidaires, Sauvons l’université, sauvons la recherche et Unef, ainsi que la Coordination nationale des universités, appellent à poursuivre le mouvement.

Sources : AFP, nouvelObs.com, Radio Suisse Romande, les Echos, ActuaLitté.com, AP, AEF