Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Marseille après le dépôt d’une trentaine de plaintes contre le fichier informatique « Base élèves ». Au début du mois, 255 plaintes avaient déjà été déposées dans l’Aveyron et dans l’Isère, à l’initiative du Collectif national de résistance à Base élèves.

Ce collectif rassemble des parents d’élèves, des enseignants, des magistrats et des associations, mais aussi des directeurs d’établissement, chargés de remplir ce fichier lors de la première inscription scolaire des enfants.

Présentée par l’Education nationale comme un outil de gestion des classes, « Base élèves » rassemble des informations comme le lieu et la date de naissance de l’élève, ses coordonnées, celles de ses responsables légaux ainsi que des éléments relatifs à sa scolarité. Selon le collectif, ces données seront conservées pendant trente-cinq ans et seront accessibles dans les inspections académiques et les mairies.

Controversé dès sa mise en place à titre expérimental, ce fichier a déjà été remanié deux fois par le ministre de l’Education. En 2007, la récolte de données de critères ethniques a été abandonnée. L’an dernier, plusieurs informations comme la classe socio-professionnelle des parents, le taux d’absentéisme de l’élève ou encore celles qui font état d’un besoin particulier en matière d’éducation ont été supprimées.

En décembre dernier, un recours a toutefois été formulé auprès du Conseil d’État, pour demander l’annulation pure et simple de la base, qui doit être généralisée dès la rentrée prochaine.

Sources : AFP, France-Soir, 20minutes.fr, ActuaLitté.com, lePoint.fr, 01.net, la Gazette des communes