« Les rectorats ont identifié 120 établissements particulièrement concernés par des phénomènes d’intrusion, sur lesquels nous allons cibler notre action ». C’est ce que déclare Xavier Darcos dans le Parisien – Aujourd’hui en France. Le ministre de l’Education y présente avec Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, le dispositif élaboré pour lutter contre la violence scolaire.

La liste de ces établissements ne sera pas publiée. Près de la moitié d’entre eux se trouve en région parisienne. Les autres se situent dans les grosses cités scolaires des quartiers sensibles. « Les contrôles humains aux entrées et sorties » y seront multipliés, de même que les caméras de surveillance.

D’autre part, les enseignants victimes de violences perpétrées par des bandes organisées pourraient, à terme, bénéficier de la même protection légale que les policiers. C’est en tout cas l’objectif d’une proposition de loi du député maire de Nice, Christian Estrosi, qui sera débattue fin mai au Parlement.

Le texte suggère notamment que les violences commises contre des enseignants ou contre des membres de leurs familles soient considérées comme des « violences aggravées ». Il propose également que l’intrusion dans un établissement scolaire, actuellement sanctionnée par une simple amende, devienne l’objet d’un délit pénal, passible de peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende si l’intrusion est commise en bande.

D’après le ministère de l’Intérieur, « 1.215 faits ont été commis à Paris depuis la rentrée dans ou aux abords des établissements scolaires » et ont engendré 175 interpellations.

Sources : le Parisien, AFP, ActuaLitte.com, 20minutes.fr, France-Info.com