De grandes plumes, dix-sept en tout, ont répondu à la question posée ce mois-ci par Philosophie Magazine. Et si… ?.
Michel Tournier se demande ainsi par exemple ce qu’il deviendrait s’il était invisible, tandis que Michel Serres rêve d’une paix perpétuelle dans le monde. Les conclusions ne sont pas forcément celles que l’on croit…

Barbara Cassin imagine de son côté un monde où n’existerait qu’une seule langue commune à tous les humains. C’est vrai que ce serait bien pratique, « tout le monde se comprendrait », et « plus personne ne se tromperait sur ce que sont les choses ». Oui, mais voilà : cette langue universelle irait « à l’encontre de la condition humaine ». Une telle langue existe d’ailleurs un peu aujourd’hui : il s’agit du « global english ». Or remarque Barbara Cassin, étrangement, aucune