« Si l’enseignement supérieur fait pâlir d’envie les autres pays, celui du secondaire laisse à désirer. Il est intenable pour l’économie. » Dans son premier discours sur le sujet depuis son investiture, prononcé à la Chambre de commerce hispanique de Washington, Barack Obama a dressé un portrait peu flatteur du système éducatif américain.

Parmi les solutions préconisées par le locataire de la Maison blanche, figurent notamment l’allongement des journées d’études et de l’année scolaire. Il prévoit également d’investir davantage dans l’apprentissage dès la petite enfance. Mais sa proposition la plus controversée sera sans doute l’extension du principe du paiement des professeurs au mérite. Présentée pendant la campagne électorale, l’idée se heurte à l’opposition farouche des syndicats. Elle semble toutefois avoir obtenu les faveurs des électeurs.

Le président américain veut aussi pouvoir renvoyer les mauvais enseignants. Pour lui, « si un enseignant à qui on a donné sa chance ne s’améliore pas, il n’a aucune excuse pour continuer à enseigner ».

Le plan de relance de l’économie de 787 milliards de dollars voté le mois dernier par le Congès prévoit d’en consacrer 81 milliards à l’éducation, portant son budget à 127,8 milliards de dollars. Seul un élève américain sur deux sort diplômé des high schools (lycées) et les chiffres de l’OCDE situent régulièrement le niveau de lecture et de calcul des jeunes Américains en dessous de celui des autres pays occidentaux.

Sources : AFP, l’Express.fr, le Figaro, Voice of America