Jean-François Sabouret est un des grands spécialistes du Japon et il vient de publier avec un jeune chercheur japonais, Daisuke Sonoyama, « Liberté, égalité, inégalité, individualité, La France et le Japon au miroir de l’éducation » chez CNRS éditions.
Dans un entretien donné aux Cahiers Pédagogiques, il explique que « l’école primaire japonaise (jusqu’à 12 ans) est absolument formidable ». Il indique ainsi qu' »il y a souvent une piscine, un carré pour cultiver des légumes, des élevages d’animaux » et que les enseignants et les élèves prennent les repas ensemble. Mais attention, tout n’est pas rose : les enseignants sont soumis à une très rude pression. Leurs salaires sont certes importants, mais « leur qualification ne leur garantit pas un emploi », et « ils doivent être recrutés par l’établissement ».

La sélection est par ailleurs draconnienne à l’université, et pour accéder aux plus prestigieuses, un énorme travail en amont doit être fait par les élèves déjà au lycée. Les universités sont privées, payantes, et on observe donc « un état de l’université qui n’a rien à voir avec le délabrement français (locaux, bibliothèque, mais aussi coaching, suivi des étudiants, etc.) ».

En conclusion de cet entretien, Jean-François Sabouret affirme que ce qui l’intéresse surtout, c’est de comparer les systèmes éducatifs entre eux, parce que « chaque système peut donner des idées à l’autre sur ce qui marche ».