C’est cette semaine que se sont déroulées pour la première fois les épreuves d’évaluation des CM2. Pour André Ouzoulias,
la mise en place de ces épreuves, à cette période de l’année, est totalement absurde. En effet, explique-t-il dans La Lettre de l’Education du 19 janvier, le premier problème qui se pose est que ces évaluations sont sensées évaluer des connaissances acquises durant toute une année scolaire. Or, à cette date, les élèves n’ont acquis qu’une partie du programme : donc pour être cohérent, il faudrait les évaluer sur le premier trimestre seulement.

Par ailleurs, les élèves de CM2, qui durant toute leur scolarité ont été formés par les programmes de 2002 -les nouveaux programmes n’étant en vigueur que depuis septembre dernier- vont être entièrement évalués sur des notions nouvelles, qu’ils ne peuvent donc parfaitement maîtriser. En particulier en grammaire, où les notions ne sont plus du tout présentées ni traitées de la même façon que dans les anciens programmes !

La logique aurait voulu que les évaluations « fondées sur les nouveaux programmes » ne se fasse pas avant 2011, « c’est-à-dire avec des élèves qui auraient suivi l’ensemble de leur cycle 3 avec les programmes de 2008 ».

André Ouzoulias revient également sur l’énorme dépense engendrée par ces évaluations, une « véritable gabegie de fonds publics, car il a fallu imprimer 850 000 cahiers de l’élève (30 pages) et 10 000 livrets de l’enseignant ».

Ces évaluations ne sont-elles qu’une perte de temps et un immense gâchis ? L’analyse argumentée d’André Ouzoulias conduit en tous cas à le penser.

Peinture abstraite, in Mes Abstractions Vincent Leclerc