Valérie Pécresse doit présenter demain les dernières modalités de la réforme du statut des enseignants-chercheurs. Parmi les principales nouveautés, la possibilité pour les universités de moduler le temps de service des enseignants entre cours, recherche et tâches administratives. Ainsi, un chercheur jugé excellent pourra-t-il être purement et simplement dispensé d’heures d’enseignement. En revanche, celui dont la qualité des recherches est jugée insuffisante pourra faire davantage d’heures de cours.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche entend aussi instaurer un nouveau système d’évaluation des universitaires. Maîtres de conférence et professeurs des universités seront ainsi notés tous les quatre ans. Jusqu’à présent, ils ne le sont qu’en cas de demande de changement de grade.

Le texte provoque l’inquiétude de la communauté universitaire. Dernière illustration en date : un collectif d’enseignants-chercheurs de la toute nouvelle Université de Strasbourg, issue de la fusion des trois établissements de la métropole alsacienne, lance un appel « pour une réforme concertée de l’université, de l’enseignement et de la recherche ». Plusieurs syndicats ou associations (Snesup-FSU, SNCS-FSU, Snep-FSU, SNPREES-FO, SNTRS-CGT, SLR, SLU, Sud-Education) ont lancé une pétition. Ils affirment avoir reçu 12.000 signatures en deux mois et appellent à une journée de manifestation le 20 janvier.

La réforme doit entrer en vigueur au 1er novembre 2009. Les textes qui régissent la carrière des universitaires n’ont pas été modifiés depuis 1984.

Sources : AFP, le Monde, Libération, EducPros.fr, Rue89