Une partie de ce discours était consacrée à l’école et aux études supérieures, et la Société des agrégés approuve les propos du président de la République lorsqu’il affirme que « c’est quand on monte le niveau d’exigence de l’école que la promotion sociale se trouve facilitée et non l’inverse ».

Mais elle est en désaccord total avec « la réforme du lycée, qui vient d’être
suspendue » et « l’appauvrissement disciplinaire des épreuves du CAPES » visible dans les nouvelles maquettes de concours proposées par le ministère de l’Education nationale début décembre. Ces deux projets en effet vont, pour elle, à l’encontre d’une promotion sociale. De même, la création de « concours parallèles », qui pourraient être créés pour permettre aux élèves issus de milieux défavorisés d’intégrer les classes prépa ou les grandes écoles. Les concours doivent demeurer les mêmes pour tous.

La promotion sociale est liée au fait de « favoriser l’accès le plus large au savoir
et à la culture », ce qui signifie des exigences fortes pour les élèves aussi bien que pour les enseignants, dont la formation disciplinaire initiale doit être irréprochable.

La Société des agrégés met aussi en avant le silence du président de la République sur les vraies raisons qui expliquent « la situation
actuelle difficile de l’enseignement » : « des politiques éducatives qui, du ‘collège unique’ au
‘lycée light’, ont conduit à l’abandon des véritables fondamentaux et appauvri les contenus
disciplinaires… »

Qu’en pensez-vous ?